Le récent séisme en Haiti, (prévisible depuis 2008?), nous interpelle tous. Comment pouvons-nous aider le plus efficacement possible au peuple haitien si souvent durement éprouvé. On compte, après le séisme principal de 7 sur l'échelle Richter, de très nombreux post séismes allant jusqu'à 5 sur la même échelle.
Vous voulez retraceri un proche ou un parent à Haïti, si vous avez ou voulez voir une photo, alors cliquez sur le centre CBC.et aussi sur le Missing Childs and Adults Association cliquez ici. Vous pouvez aussi remplir une fiche sur le site international de la Croix-Rouge.
Une bonne partie des communications téléphoniques sont détruites ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ), les voies de transport terrestre sont majoritairement détruites et doivent être restaurées pour acheminer les secours, les vivres et le carburant. Le port d'Haïti est inutilisable pour l'instant car les trois grues se sont effondrées, il faudra les réparer ou les remplacer temporairement pour décharger les navires. Il reste l'aéroport mais qui ne possède plus de tour de contrôle aérien et où les appareils doivent atterrir "en visuel" ce qui inquiète la FAA aux États Unis actuellement au niveau des permis de vols à Port-au-Prince. Il faudra aussi établir, en plus des hôpitaux de campagne, des camps de réfugiés avec eau courante et toilettes afin d'accueillir et de nourrir un flot de victimes déplacées. Un porte-avion des États Unis est près du port et reçoit les hélicoptères et autres aéronefs dans l'immédiat.
De nombreux bénévoles veulent aller sur place. La phase urgente ne dure que quelques jours après le début du cataclysme. Que doivent faire les canadiens qui veulent devenir bénévole pour aider sur place, à Haïti? Cliquez ici.
Ensuite vient la phase de reconstruction. Les personnes qui désirent devenir bénévoles à plus long terme, peuvent devenir bénévole des Nations Unies ou d'autres organismes en cliquant ici. Il y a aussi l'organisme AIDG qui cherchedes ingénieurs-civils et ingénieurs en structure parlant le français pour effectuer les inspection de l'état des immeubles encore debouts ou comment consolider les bâtiments partiellement détruits.
Vous pouvez d'abord envoyer des dons en argent. C'est ce qui permettra d'utiliser votre aide le plus efficacement possible. On dit que l'argent, c'est le nerf de la guerre car ceux qui en ont le plus gagnent. Il en va de même avec les cataclysmes naturels. Les japonais sont passés maîtres dans la construction d'immeubles anti-séisme. Mais sur cette petite île, les construction en béton armé ne sont pas conformes à aucun code de construction afin de résister à un tremblement de terre de magnitude 7. Dans la réalité, les personnes habitant des bidonvilles ont plus de chances de s'en sortir car se sont des constructions légères que l'on peut déplacer à la main si une victime y est enfouie.
Où envoyer vos dons? Choisissez un organisme reconnu où la presque totalité du don servira aux sinistrés et non pas aux frais d'administration de l'organisme ou pire, lorsque les dons sont détournés vers d'autres fins. Le CANADA DOUBLERA les dons faits à l'endroits des sociétés qui suivent. Pour vos dons, nous vous suggérons: La Croix-Rouge, Médecins sans frontière, Terre sans frontière (pour la reconstruction). Les fonds (non doublés par le Canada toutefois) peuvent être transmis par téléphone cellulaire. Vous pouvez aussi donner directement à CECI sur place en cliquant ici.
La compagnie American Airlines paie le transport des médecins et infirmier(e)s qui veulent se rendre sur place pour aider. Il y a plusieurs choses à savoir avant de partir aider à l'étranger: il serait prudent d'être vacciné contre l'hépatite, le tétanos, le paludisme, et même pour d'autre maladies transmissibles qui sont susceptibles d'apparaître après une période d'incubation où des cadavres séjournent dans les cours d'eau, dont les insectes et l'eau elle-même vont servir de vecteurs de transmission. Il faut, de plus, être autonome(en eau surtout), afin de ne pas devenir une charge supplémentaire, idéalement, être suffisamment assuré (pour vos proches), c'est la raison pour laquelle souvent seuls les groupes qui ont le support logistique les accompagnant comme les véhicules, l'essence etc... ne présentent pas une charge supplémentaire pour les pays qu'ils aident.
Pour l'instant, les besoins de toutes premières nécessités sont à combler, c'est-à-dire:
Eau et nourriture: on peut vivre au maximum 3 jours sans boire et 3 semaines sans manger. Mais si on veut pouvoir aider aux autres et les sortir des débris, idéalement il faut boire à toute les heures et manger aux quatre heures... Après 3 jours sans eau, les reins cessent de fonctionner. Sans eau, le volume sanguin baisse aussi et on risque un choc hypovolémique. Et on se souviendra qu'à Haïti, il fait plus chaud qu'ici, les trois jours peuvent donc être raccourcis. Les Forces armées canadiennent ont des purificateur d'eau qui deviennent essentiels dans de telles occasions.
Logement: on peut réussir à vivre une semaine sans dormir (parait-il) mais si notre aide inclue d'avoir à prendre des décisions graves pour sauver la vie des gens et être utiles, il faut alors garder son cerveau fonctionnel, c'est à dire prendre un repos "forcé" après chaque tranche de 8 heures de travail acharné, s'organiser pour dormir un 4 à 5 heures au moins à chaque jour. Il faut essayer de se protéger des éléments, pluie et soleil et des bruits afin de pouvoir dormir suffisamment, ce qui n'est pas facilement réalisable en terrain dévasté où votre aide est constamment sollicitée de part et d'autres. Il arrive souvent que les sauveteurs ne comptent plus leurs heures et s'écroulent, sous la fatigue ou pire, prennent de mauvaises décisions à cause de la fatigue accumulée.
Sécurité: lors de tels sinistres, c'est rapidement la loi de la jungle qui s'installe et on doit faire face à des individus qui feront tout afin de survivre. C'est malheureux à écrire mais c'est un processus de sélection naturelle. Il risque donc fort d'y avoir du pillage, des vols et autres délits, à moins que la sécurité des civils ne soit assurée par une force policière de tous les instants. On entend déjà plusieurs coups de feu durant la nuit. Signalons que près de 4000 prisonniers se sont évadés lors du séisme. La distribution ordonnée des vivres et d'eau devient aussi difficile lorsqu'on doit la faire à une foule assoiffée et affamée. Une faible femme avec plusieurs enfants aura plus de mal à en obtenir face à des gaillards sans conscience qui lui arracheront les vivres des mains. Les forces de l'ordre ne sont alors pas suffisantes et doivent se faire assister de l'armée afin de pouvoir non seulement acheminer mais aussi distribuer les vivres et l'eau de manière équitable. Plusieurs équipes de recherche et sauvetage se sont fait voler leur propre nourriture, essence et équipement dans des situations semblables, par le passé.
"Post Extrication Syndrom" ou "Crush Injury": Il s'agit du syndrôme de l'écrasement ou du syndrôme de Bywaters, qui fait suite à l'écrasement qui fait que la victime meurt même après avoir été sauvée des décombres. Lorsqu'une partie du corps est écrasée, il se passe plusieurs phénomènes. Le premier est la formation de toxines dans les organes et les muscles de la partie écrasée, ces toxines seront relâchées dans le sang lorsque la cause de l'écrasement sera enlevée (la victime libérée des décombres) et la forte concentration des toxine pourravenir à bout de la capacité de filtration des reins, ce qui peut causer un choc septique et un arrêt cardiaque. D'autres parts, si la partie écrasée est importante, lorsqu'on relâchera la pression sur cette partie du corps, alors le sang refluera à nouveau dans les veines et les artères, ce qui a pour effet de diminuer la tension artérielle car le volume disponible pour la circulation est soufdainement augmenté, ce qui peut aussi causer un arrêt cardiaque par hypovolémie (choc hypovolémique, la tension est trop basse au cerveau) ou tachycardie sans pouls (le coeur pompe à vide). L'hypotension est aussi une cause dde l'arrêt de fonctionnement des reins. C'est pourquoi il est impératif de mettre les victimes sous solutés (IV) souvent même avant de les extraire. Lorsque c'est possible, on essait, dans l'ordre, de localiser, de stabiliser et d'extraire les victimes.
De nombreux pays ont fait parvenir des forces de frappe logistique, des détachements des forces armées, des hôpitaux de campagnes, parmi lesquels le Canada et la France sans compter les États unis et bien d'autres...
Bonne chance au peuple haïtien, vous avez toujours fait preuve d'un grand courage!.
Claude Frégeau, VE2CFQ (les lignes téléphoniques étant coupées, il y aurait bien besoin de radioamateurs aussi)
Cmdt en chef de Québec Secours
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